L’équipe du CIDJ est en télétravail

Suite aux mesures gouvernementales, l’équipe du CIDJ est en télétravail. Nous restons disponibles pour répondre à vos questions en ligne. Vous pouvez nous adresser vos demandes par mail:

  • Pour les demandes concernant les “Animations” proposées par le CIDJ : animations(@)cidj.be
  • Pour les questions “Logement” et “CPAS“, rendez-vous sur Bruxelles-J. Il est possible de poser une question à un·e collaborateur·rice sous la fiche d’informations associée
  • Pour une question spécifique au CIDJ : nadia.achbany(@)cidj.be

Prenez soin de vous,
L’équipe du CIDJ.

Tu vas avoir bientôt 18 ans? Des aides sont disponibles pour toi!

Les réseaux sociaux, la télévision, la radio,… nous rappellent régulièrement que différentes aides existent.
Mais en quoi consistent ces aides ? Passons en revue les principales aides accessibles aux jeunes, aux moins de 18 ans et aux plus de 18 ans…

Que peut faire le CPAS pour toi ?

Ces derniers jours, tu l’auras peut-être remarqué sur la vitrine d’une association près de chez toi, le CPAS « fait de la pub » en mettant le focus sur les jeunes âgés de 18 à 25 ans (dans le cadre de ce qu’ils appellent la mesure « Zoom 18/25 »).
En effet, le CPAS peut aider les étudiants, comme les non-étudiants d’ailleurs, de différentes manières.
Concrètement, il peut, par exemple, t’aider à :
acheter une imprimante, remplacer tes lunettes, payer ton abonnement internet, payer une partie de ton loyer ou la garantie locative,… En bref, il doit faire en sorte que tu puisses manger correctement, ou te soigner (cela peut inclure des visites chez le psy).

Donc, tu peux faire appel au CPAS*, même si tu es boursier/sière, même si tu perçois des allocations familiales.
En fait, le CPAS étudie chaque situation au cas par cas. Soit il t’accordera une aide régulière ou mensuelle (le RIS/revenu d’intégration sociale). Soit il agira ponctuellement pour toi (par exemple en payant le minerval, un ordinateur, un abonnement de transport, des cours d’auto-école**, …), on parlera alors plutôt d’aide sociale dans ce cas. Pour recevoir certains types d’aides (régulières), des conditions sont à remplir.

Si tu as moins de 18 ans

Pousser la porte d’un CPAS ne coule pas de source, c’est certain. De plus les démarches ne sont pas toujours faciles à suivre.
Mais chaque citoyen-ne a des droits, droits qui ne sont pas sollicités assez souvent, malheureusement, c’est un fait.
Pour les plus jeunes (il faut en effet, dans la plupart des cas, avoir 18 ans pour recevoir une aide du CPAS), les parents ont la possibilité de demander au CPAS de leur commune une intervention pour les frais scolaires (achats de matériel, stage, abonnement internet, …) même s’ils ont obtenu une bourse ou allocation d’études.
D’un autre côté, il est toujours possible, pour les parents de discuter avec le Secrétariat Social de l’école pour trouver une solution afin d’éviter des dépenses importantes en une seule fois par exemple.

A ce sujet, rappelons-nous que les centres P.M.S. (liés aux écoles) sont là ! Ces centres sont à l’écoute et fournissent des conseils dans différents domaines : scolaire, social, médical et psychologique.

Et si, pour différentes raisons, le CPAS te dit non, tu fais quoi ?

Les démarches administratives peuvent être longues ou compliquées, ta patience peut être mise à rude épreuve lors de ces étapes.
Heureusement, il existe différentes associations***,comme les centres d’infos pour jeunes, pouvant te conseiller ou te guider par rapport à tes démarches. Certaines peuvent même t’aider à te défendre (faire valoir tes droits) lorsque cela s’avère nécessaire.
Les MADOS (pour les 11-22 ans) représentent également une ressource importante si tu as besoin d’un conseil (social et/ou juridique), elles peuvent même proposer plusieurs entretiens gratuits avec un-e psy.

Si tu es étudiant-e dans le supérieur, n’oublie pas que les écoles et universités disposent d’un Service Social Étudiants/SSE qui peut t’aider financièrement ainsi que te conseiller.
Mais, parfois, tout près de chez soi, il existe une maison de quartier ou une école des devoirs qui peut te donner bon nombre d’informations et de conseils utiles pour trouver de l’aide dans ton quartier ou ta commune.

Mais, dans l’immédiat, tu dois te nourrir

Même si tu n’as pas droit à une aide du CPAS, tu peux avoir droit, par exemple, à des colis alimentaires/une aide alimentaire via ta commune ou ton CPAS.
A ce propos, la Fédération des Services sociaux (FSS) met à disposition un répertoire d’adresses de distribution gratuite (ou à prix réduits) de colis/repas alimentaires qui est consultable ici.

De leur côté, les organisations d’étudiants ont mis aussi des structures en place (voir les Pôles et les rubriques ici…)
Mais il existe d’autres initiatives…

Dans certaines communes, tu peux trouver aujourd’hui un frigo solidaire.
Les potagers collectifs peuvent aussi représenter un coup de pouce, outre le lien social précieux qu’ils proposent, à côté des restaurants sociaux, dans certaines communes (voir la liste de la FSS) sont ouverts : soit on peut y manger gratuitement, soit à prix libre ou réduit
Connue de tous, la Croix Rouge est toujours là et propose aussi des colis alimentaires.
Et, peut-être que près de chez toi, il y a un « petit » commerce qui vend, en fin de journée, de grands paniers de légumes et de fruits à prix modique comme c’est le cas à la fin du marché.

De plus il existe des applis comme Happy Hours Market (appli qui permet aux citoyens de récupérer les invendus chez les commerçants) ou TooGoodToGo.

Enfin, il existe le site très complet, comprenant de nombreuses rubriques (voir secteurs) Bruxelles Social

Et lorsque tu ne sais plus à qui parler…

Visibles dans nos métros et trams, tu as déjà entendu parler certainement de  :
Écoute Enfants – le 103 (numéro gratuit)
Télé-Accueil (aussi gratuit via le 107 et accessible 24h/24)
Le Centre de Prévention du Suicide et d’Accompagnement : 0800 32 123 (gratuit, 24h/24)

Enfin, la crise a vu naître 4 points d’écoute et d’accueil psychosocial à Bruxelles.
Ces points sont spécifiquement destinés aux 15-25 ans, la consultation est gratuite !
Par ailleurs, certains services peuvent accueillir 24h/24 :

Sache aussi que, dans un planning familial, outre les consultations médicales, il est possible de consulter un-e psy ! Il faut ajouter que beaucoup de plannings disposent d’un Service Juridique et d’un Service Social (pour les séances psy ou juridiques les prix sont adaptés en fonction de la situation).
Nous avons déjà parlé des SSE, sache que certains établissements scolaires proposent également des consultations gratuites psychologiques également.
Enfin, l’asbl Psysolidaire est très active depuis le début de la crise .

Ceci ne représente que quelques pistes mais nous espérons que ces infos pourront t’aider.

* : A qui t’adresser ?
Au Centre Public d’Action Sociale/CPAS de ta commune de résidence. Les étudiants doivent se rendre au CPAS de la commune de leur domicile légal.
Les « non-étudiants » s’adressent au CPAS de la commune où ils vivent au quotidien.

** : Certains CPAS (en fonction du territoire) proposent d’intervenir pour les frais des cours d’auto école

*** : Des associations comme les Maisons de Jeunes, les CRH/Centres de Rencontre et d’Hébergement, une organisation de jeunesse (voici un lien renvoyant vers une carte), … les maisons de quartier et les écoles de devoirs et pour des questions plus juridiques : le SDJ, ou encore les services d’aide juridique de 1ère ligne

Communiqué de presse – Mobilisation La Jeunesse fait partie de la solution : 1000 jeunes expriment être capables d’avancer quand tout semble s’arrêter

La Jeunesse, via une « révolte pacifique », a envahi l’espace virtuel de messages avec l’action La Jeunesse fait partie de la solution ce mercredi 24/03. Parmi le millier de phrases complétées, une très large majorité de messages positifs, emplis de vie et d’espoir. Chacun était invité à compléter la phrase « La Jeunesse est… » et à partager sa photo sur les réseaux sociaux. Quelles ont été les tendances ?

Vous pouvez lire la suite du communiqué de presse en PDF ici…

Le secteur Jeunesse rencontre Emmanuel André

Mercredi dernier, le 3 février, ProJeuneS (fédération à laquelle le CIDJ est affilié) a convié ses différents membres et partenaires à rencontrer le médecin et expert virologue Emmanuel André.
Cette rencontre avait pour but de faire le point sur la situation épidémiologique actuelle et ses impacts sur le secteur Jeunesse. Il s’agissait d’un échange mené sous forme de questions/réponses. Le virologue a pris le temps, et ce de manière approfondie, de répondre à chacune de celles-ci. Voici, en quelques mots, le compte rendu de cette discussion.

Au niveau médical proprement dit, le virologue a précisé que les variants, dont nous parlons tant aujourd’hui, ne sont pas plus dangereux mais plus contagieux.
Ce qui explique que la campagne de vaccinations est d’autant plus importante surtout si l’objectif est d’augmenter l’immunité collective et de protéger les plus fragiles.
En ce qui concerne le rôle des jeunes dans la propagation du virus, ce ne sont pas les jeunes qui sont particulièrement contagieux. Certes, leur vie sociale est plus intense que celle d’une personne âgée en général, mais leur quotidien a un impact. En effet, se rendre dans une école (comptant de nombreux élèves et enseignants) et prendre les transports publics facilite la circulation du virus.

Concernant la question de vacciner les jeunes parmi les premiers, les connaissances aujourd’hui sont insuffisantes pour confirmer que les vaccins utilisés en ce moment (qui servent à prévenir les formes sévères de la maladie) soient suffisamment efficaces pour réduire sensiblement la transmission.

Sur le plan de l’information vis à vis de la population, aujourd’hui, plus qu’hier, une diversification et une amélioration des canaux de communication pédagogique sont nécessaires.
C’est justement, lorsqu’un sentiment de fatigue général touche toutes les couches de population, qu’il faut se montrer créatif, ou plutôt pour notre secteur, continuer de se montrer inventif.
Heureusement, des initiatives originales continuent de voir le jour pour anticiper et mieux contrôler la propagation.
Parmi les étudiants, par exemple, certains ont décidé de mener eux-mêmes le tracing auprès de leurs congénères.
Ce type de travail par les pairs peut ouvrir d’autres voies innovantes.
Dans notre secteur, nous avons remarqué qu’un des problèmes se situe dans l’absence de débat autour des différentes mesures prises qui se sont suc cédées jusqu’à présent.
Pourtant, les arguments sanitaires et de libertés individuelles peuvent coexister si des adaptations décidées en concertation avec différents acteurs associations et/ou citoyens accompagnent cette cohabitation.

Et dans un futur proche ?
Même si les prochaines semaines seront encore soumises à des protocoles (terme qui désormais fait partie de notre langage quotidien) et au respect des mesures sanitaires, nous commençons à voir le bout du tunnel.
Par exemple, il serait possible d’imaginer la reprise de classes vertes en avril comme il s’agit d’une même « bulle » (ici ce ne sont pas des classes différentes mélangées).
Mais il est fort probable que ce soient encore toutes les activités organisables à l’extérieur (avec un nombre limité de participants) qui seront recommandées.
La reprise de nos nombreux projets « comme avant » sera lente et très progressive, mais elle se fera.
Continuons d’être créatifs comme nous l’avons toujours été jusqu’à présent !